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La vue vers l’ouest sur les jardins de Renon depuis le monument Bajra Sandhi

Guide de voyage de Denpasar

Le contexte, la cuisine et les détails pratiques de la capitale de Bali — au même endroit.

Denpasar est la capitale de la province de Bali et, de loin, sa plus grande ville, avec plus de 700 000 habitants. Elle se trouve dans le sud de l’île, entre les plages de Sanur à l’est et la bande Kuta–Seminyak au sud-ouest. La plupart des visiteurs ne font que la traverser. Ceux qui s’y arrêtent découvrent une ville active, accueillante, profondément balinaise et presque dépourvue de vernis touristique.

Une brève histoire

Le nom vient de den (nord) et pasar (marché) : la ville a grandi à côté du marché du royaume de Badung, dont les palais occupaient l’emplacement de l’actuel centre. En septembre 1906, les forces néerlandaises débarquèrent à Sanur et marchèrent sur la capitale. Le 20, le raja de Badung, sa famille et des centaines de membres de sa cour sortirent à leur rencontre et moururent dans un puputan — un combat rituel jusqu’à la mort. La place Puputan en marque le lieu.

Sous l’administration coloniale, la ville devint le centre administratif et commerçant du sud de Bali ; le Bali Hotel ouvrit en 1927 et le musée de Bali en 1932. Après l’indépendance de l’Indonésie, Denpasar remplaça Singaraja comme capitale de Bali en 1958. Le quartier administratif fut plus tard aménagé à Renon, autour de l’actuel monument Bajra Sandhi, et la ville s’étendit jusqu’à englober Sanur et les villages alentour.

Que voir

L’essentiel tient dans un mouchoir de poche. Commencez par ces quatre lieux, puis explorez la liste complète sur notre page à voir, à faire.

Étals de fruits et légumes dans la halle reconstruite du marché de Badung à Denpasar Vieille ville et marchés

Marché de Badung et Kumbasari

Le plus grand marché traditionnel de Bali, sur les deux rives de la rivière

Pasar Badung est l’endroit où Denpasar fait ses courses : quatre étages de fruits, d’épices, d’offrandes, de viande, de poisson et d’articles de cérémonie sur la rive est de la rivière Badung, face au marché d’art de Kumbasari sur l’autre rive. Il fonctionne jour et nuit et s’anime surtout à l’aube, puis de nouveau après la tombée de la nuit.

Le monument en bronze du Puputan Badung, figures brandissant leurs armes, à Denpasar Vieille ville et marchés

Place Puputan Badung

Le cœur vert de la ville, et le lieu où elle se souvient de 1906

Une grande pelouse ombragée au milieu de Denpasar, là où la cour de Badung s’avança le 20 septembre 1906 au-devant des fusils néerlandais dans un combat rituel jusqu’à la mort — le puputan. Aujourd’hui, les familles y font voler des cerfs-volants et grignotent au pied du monument, avec le musée de Bali et le Pura Jagatnatha sur son côté est.

Jardins, portails sculptés et tour du kulkul dans l’enceinte du musée de Bali, Denpasar Vieille ville et marchés

Musée de Bali

Une architecture de palais et de temple qui abrite l’histoire de l’île

Le plus ancien musée de Bali, ouvert en 1932 à côté de la place Puputan. Ses pavillons, bâtis dans les styles palatiaux de différents royaumes balinais autour de portails et de cours, abritent des vestiges préhistoriques, des objets rituels, des masques, des textiles et des costumes de danse. L’architecture est une attraction autant que la collection.

La tour de pierre du monument Bajra Sandhi s’élevant au-dessus de ses jardins à Renon, Denpasar Renon et l’est de Denpasar

Monument Bajra Sandhi

Le monument à la lutte du peuple balinais, à Renon

Un immense monument de pierre en forme de clochette de prêtre, au milieu du parc Niti Mandala de Renon. À l’intérieur, des dioramas racontent l’histoire de Bali de la préhistoire à l’indépendance, et un escalier en colimaçon mène à une galerie avec vue sur la ville. Les pelouses alentour sont le terrain de jogging préféré de Denpasar.

Que manger

Denpasar est le meilleur endroit de Bali pour manger balinais comme les habitants : dans un warung (petit restaurant familial tout simple) ou à un étal de marché, pour très peu d’argent. Les plats à chercher :

  • Babi guling — cochon rôti à la broche, farci de curcuma, de citronnelle, de piment et d’autres épices, servi avec du riz, de la couenne croustillante, de la saucisse et du lawar. Le plat emblématique de l’île ; il se vend du matin jusqu’à épuisement, en général en début d’après-midi.
  • Ayam betutu — poulet (ou canard, bebek betutu) enduit d’une pâte d’épices relevée et cuit lentement jusqu’à ce qu’il se défasse. Renon compte plusieurs restaurants de betutu réputés.
  • Nasi campur Bali — du riz avec un peu de tout : poulet effiloché, sate lilit, légumes, œuf, cacahuètes, sambal. Chaque warung a sa version.
  • Sate lilit — hachis de poisson, de poulet ou de porc mêlé de noix de coco et d’épices, moulé autour d’une tige de citronnelle ou d’une brochette de bambou.
  • Lawar — légumes finement hachés, noix de coco râpée et viande hachée aux épices ; certaines versions contiennent du sang frais : demandez si cela compte pour vous.
  • Nasi jinggo — un paquet de riz gros comme le poing, avec des accompagnements épicés, dans une feuille de bananier, vendu le soir sur des étals de bord de route pour quelques milliers de roupies.
  • Jaje Bali — douceurs colorées à base de farine de riz, de noix de coco et de sucre de palme, vendues sur tous les marchés.
  • Fruits de mer à Sanur — poisson grillé sur la plage, et un warung de soupe de poisson établi de longue date près du port, qui nourrit les habitants depuis des générations.

Les entrées en matière les plus simples sont les marchés de nuit et une balade gourmande guidée. La cuisine balinaise emploie beaucoup de porc ; les voyageurs musulmans trouveront de nombreux restaurants javanais et padang halal, clairement signalés. Les végétariens demanderont tanpa daging (sans viande) et se renseigneront sur la pâte de crevettes (terasi).

Fêtes et calendrier balinais

Bali suit deux calendriers en plus du calendrier occidental, et l’on fête quelque chose quelque part à Denpasar presque tous les jours. Les grands rendez-vous pour les visiteurs sont Nyepi et son défilé d’ogoh-ogoh (en général en mars), le Festival des arts de Bali, qui dure un mois (de la mi-juin à la mi-juillet), et Galungan et Kuningan, qui reviennent tous les 210 jours et couvrent les rues de hauts penjor de bambou. Notre page quand partir explique chacun d’eux et leurs effets sur le voyage.

Usages au temple et coutumes locales

  • Portez un sarong et une ceinture pour entrer dans n’importe quel temple, épaules couvertes. Beaucoup de temples en prêtent ou en louent.
  • Ne marchez pas sur les petites offrandes (canang sari) déposées sur les trottoirs et les seuils — contournez-les.
  • Dans un temple, ne vous tenez pas plus haut que le prêtre et ne passez pas devant les personnes qui prient ; demandez avant de photographier les cérémonies.
  • Donnez et recevez de la main droite, et ne touchez pas la tête des gens.
  • Habillez-vous correctement en dehors de la plage. Le maillot de bain, c’est pour le sable, pas pour la rue.
  • Si vous croisez une procession sur la route, patientez. Elle passera en quelques minutes, et elle vaut le coup d’œil.

Argent et budget

La monnaie est la roupie indonésienne (IDR). Les distributeurs sont nombreux à Denpasar et à Sanur ; préférez, quand c’est possible, ceux qui sont rattachés à une agence bancaire, et masquez le clavier. Les cartes sont acceptées dans les hôtels, les centres commerciaux et les grands restaurants, mais marchés, warungs et petites boutiques n’acceptent que les espèces, et les paiements par QR code sont le plus souvent liés à des comptes indonésiens. Ne changez de l’argent que chez des changeurs agréés affichant clairement leurs taux, sans tour de passe-passe sur la « commission » — recomptez vous-même les billets avant de quitter le guichet.

Denpasar est nettement moins chère que les zones balnéaires de Bali. Un repas copieux dans un warung coûte quelques dollars américains ou euros, et une course à travers la ville avec une appli à peine plus. Le pourboire n’est pas obligatoire ; arrondir la note ou laisser 5 à 10 % pour un bon service est apprécié.

Santé et sécurité

  • La circulation est le principal danger. Regardez des deux côtés même dans les rues à sens unique, et réfléchissez bien avant de louer un scooter.
  • Eau : ne buvez pas l’eau du robinet. On trouve partout de l’eau en bouteille et des points de remplissage.
  • Les troubles digestifs sont fréquents les premiers jours. Lavez-vous les mains, mangez dans des endroits fréquentés et emportez des sels de réhydratation.
  • Soleil et chaleur : la ville est chaude et humide toute l’année. Visitez tôt et tard, reposez-vous à midi, buvez beaucoup.
  • Moustiques : la dengue est présente à Bali, surtout en saison des pluies. Utilisez un répulsif, en particulier à l’aube et au crépuscule.
  • Animaux : la rage est présente à Bali. Ne touchez ni chiens ni singes, et consultez rapidement un médecin après toute morsure ou griffure.
  • Alcool : tenez-vous-en aux boissons de marque scellées ; évitez les alcools forts très bon marché et l’arak artisanal d’origine inconnue.
  • Hôpitaux : Denpasar possède le principal hôpital public de l’île ainsi que plusieurs hôpitaux et cliniques privés de niveau international. Voyagez avec une assurance.

Que mettre dans sa valise

  • Des vêtements légers et respirants couvrant épaules et genoux, pour les temples et la ville
  • Un sarong et une ceinture (ou achetez-les sur Jalan Sulawesi le premier jour)
  • Des chaussures fermées confortables ou des sandales solides pour les marchés et les trottoirs inégaux
  • Chapeau, lunettes de soleil et crème solaire respectueuse des récifs
  • Un répulsif anti-insectes
  • Une veste de pluie légère ou un parapluie de novembre à mars
  • Un adaptateur pour prises de type C/F (230 V)
  • Un peu d’espèces en roupies pour le premier jour

Idées d’itinéraires

Une journée à Denpasar

Matin : marché de Badung avant 7 h, puis Kumbasari, Jalan Sulawesi et un café sur Jalan Gajah Mada. Marchez jusqu’à la place Puputan et visitez le Pura Jagatnatha et le musée de Bali. Déjeuner : babi guling ou nasi campur dans un warung. Après-midi : une pause, puis Bajra Sandhi et le parc de Renon vers 16 h. Soir : dîner à Pasar Kreneng ou retour au marché du soir de Badung.

Deux jours : la ville et la mer

Premier jour comme ci-dessus. Le deuxième, regardez le soleil se lever sur la plage de Sanur, parcourez la promenade à pied ou à vélo, visitez le musée Le Mayeur et passez l’après-midi au centre des tortues de Serangan ou à un cours de cuisine. Dîner à Pasar Sindhu.

Quatre ou cinq jours : Denpasar comme base

Logez à Sanur. Consacrez un jour à la ville, un à la plage, un à Nusa Penida ou Nusa Lembongan depuis le port, un à Ubud, et un à Uluwatu ou à Tanah Lot au coucher du soleil. Avec un jour de plus, la paisible vallée de Sidemen, dans l’est de Bali, ou les vues sur le volcan à Kintamani font de belles sorties.

Quelques mots utiles

  • Om swastiastu — la salutation balinaise
  • Suksma — merci (en balinais) ; terima kasih (en indonésien)
  • Berapa ? — combien ?
  • Tidak pedas — pas épicé
  • Pura — temple ; pasar — marché ; jalan — rue ; pantai — plage

Disponibilités en direct : les meilleures expériences à Denpasar et à Bali

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Goûtez à tout au marché de Badung, marchez de la place Puputan au musée de Bali, admirez le lever du soleil sur la promenade de Sanur et faites de la ville votre base pour Ubud, Uluwatu et Nusa Penida. Comparez les expériences les mieux notées et réservez en quelques clics.

Bon à savoir

FAQ : voyager à Denpasar

Questions fréquentes

Que signifie le nom Denpasar ?

Il vient des mots balinais den (nord) et pasar (marché) — « au nord du marché » — d’après le palais qui se dressait à côté du marché du royaume de Badung.

Pour quelle cuisine Denpasar est-elle réputée ?

Les classiques balinais à prix locaux : babi guling (cochon rôti à la broche), ayam betutu (poulet aux épices cuit lentement), nasi campur, sate lilit et lawar, sans oublier l’en-cas des marchés de nuit, le nasi jinggo.

Parle-t-on anglais à Denpasar ?

Moins que dans les zones balnéaires. Le personnel des hôtels, les chauffeurs et les jeunes parlent en général un peu anglais ; les marchands, souvent pas. Quelques mots d’indonésien et une application de traduction rendent de grands services.

Denpasar se visite-t-elle à pied ?

La vieille ville, oui, dans certaines limites : les distances sont courtes, mais les trottoirs sont inégaux et la chaleur fatigue. Entre les quartiers — vieille ville, Renon, Sanur — prenez un taxi ou un VTC.

Peut-on boire de l’alcool à Denpasar ?

Oui. Bali est majoritairement hindoue et l’alcool y est largement vendu. Denpasar même a peu de vie nocturne ; pour des bars et des restaurants en bord de mer, allez à Sanur.

Comment s’habiller à Denpasar ?

Des vêtements légers et décents : épaules et genoux couverts en ville et dans les temples, où sarong et ceinture sont également exigés. Gardez le maillot de bain pour la plage.